Autisme et Remédiation Cognitive selon Josef Schovanec

Neurotypical Syndrome – Trouble « non-autistique »

Et puisque mon temps est presque écoulé, dans les deux ou trois minutes qui nous restent, je me permettrai, puisqu’on m’a gentiment proposé de parler de l’autisme, de prendre le contrepied et donc parler de l’inverse, à savoir, du « non-autisme », des troubles « non-autistiques. » Peut-être qu’une remédiation cognitive pourrait également contribuer au mieux-être des personnes qui souffrent de troubles « non-autistiques ». Donc j’ai la joie de vous présenter le site web officiel de l’Institut des Troubles non-autistiques […].

Institute for the Study of the Neurologically Typical
Institute for the Study of the Neurologically Typical

Lisons et découvrons ensemble, si vous le souhaitez :

« Le syndrome non-autistique est un trouble neurobiologique …»

Du moins, ça c’était la version américaine puisque la version française serait qu’il s’agit d’un problème de relation avec la mère, […], et peut-être même d’un problème de relation avec une personne bien plus sinistre encore, à savoir, la belle-mère, qui pour des raisons qui échappent à votre serviteur, est appelée « belle » alors qu’en vérité elle est hideuse !

«…caractérisé également par des préoccupations sociales… »

[…] cela me fait penser à un roman que l’on m’a fait lire dernièrement ou l’auteure s’interroge à longueur de page et se tourmente l’esprit pour savoir si à telle soirée où elle avait mis un pull à col roulé […], elle se tourmentait l’esprit pour savoir quel effet avait produit ce col roulé sur les autres personnes. J’avais envie de dire à cette personne « rassurez-vous, ne souffrez pas autant, devenez autiste ! » […]

Nous avons également

… « des délusions de supériorité… »

[…] si je vous cite un personnage illustre : « Moi, Président », ça pourra être évocateur. Certaines personnes « non-autistes », en effet, souffrent d’une aspiration particulièrement violente pour le pouvoir et qui […] les fait souffrir beaucoup. Peut-être un programme de remédiation cognitive pourrait s’imposer pour les aider.

Enfin

… « des obsessions de conformité. »

Je pense notamment à tous les pauvres parents qui ont des enfants non-autistes, et notamment quand lesdits enfants deviennent des ados et veulent absolument avoir la même marque de fringues que leurs camarades de classe. […] Pour ma part je n’y connais rien aux marques de vêtements, toujours le même pull, c’est des économies en perspectives !

Très rapidement, les onglets :

  • Quelle est la prévalence du non autisme ?

  • Est-ce qu’il y a des traitements pour le non-autisme ?

[…]

Et en fin l’avant dernier onglet, c’est l’onglet le plus important :

  • Que faire si quelqu’un de votre entourage souffre de troubles non-autistiques

Est-ce qu’il faut donner votre numéro de carte bleue ? Qu’est-ce qui peut aider ?

Et cela me fait penser à cette histoire et ce sera sur cette histoire que je terminerai. […]

[…] Il y a […] un peu plus de treize ans, j’étais totalement dans les poubelles de la société, il n’y a pas d’autre expression possible, et celui […] qui m’a donné […] un petit boulot, celui qui a été mon employeur pendant plus de sept ans, est […] un monsieur aveugle de naissance, natif d’Alger et de parents analphabètes. […] Ce monsieur est bénévole dans des associations d’aide aux personnes très dépressives, voire suicidaires. […]

[…] L’épouse d’un ancien premier ministre français […] est très dépressive depuis de longues années et régulièrement elle téléphone à ces numéros d’aide, parfois, à l’autre bout du fil, c’est donc une personne aveugle de naissance, née à Alger qui répond.

Je trouve formidable que cette personne aveugle ait à remonter le moral de l’ancienne deuxième […] dame de France, c’est tellement évocateur.

Finalement, c’est peut-être cela le handicap, peut-être que la véritable mission ici-bas des personnes handicapées, serait de tenter tant bien que mal, de remonter le moral à des gens qui se croient un peu vite valides.

Merci beaucoup